L’insécurité, devenue chronique en Haïti, constitue une entrave majeure au développement national. Selon l’UNICEF, plus de 500,000 enfants et jeunes ont vu leur scolarité interrompue en 2024 en raison des violences armées, tandis que le chômage des jeunes dépasse 30%, un taux des plus élevés de la Caraïbe. Face à ce constat, la réponse répressive adoptée par les décideurs s’avère insuffisante, voire aggravante. Il est donc urgent de repenser l’approche : l’orientation professionnelle apparait comme une stratégie de prévention et de transformation sociale.
Prévenir l’insécurité
Un jeune orienté vers une profession conforme à ses aptitudes et aspirations est, sauf exception, prémuni contre l’attrait des activités criminelles. La Banque mondiale souligne que près de 60% des jeunes haïtiens identifient l’absence d’opportunités économiques comme facteur principal de vulnérabilités aux violences. Offrir une formation et un métier, c’est fournir une alternative crédible aux logiques de survie par l’intégration des gangs.
Prévenir la précarité et l’exclusion
La professionnalisation constitue également une barrière contre la précarité. Pour satisfaire ses besoins vitaux, le jeune doit accéder à un revenu digne, conditionné par l’emploi et donc par la qualification. L’organisation internationale du travail (OIT) estime que plus de 80,000 jeunes haïtiens arrivent chaque année sur le marché du travail sans compétences adaptées, ce qui les expose à l’exclusion sociale. La formation professionnelle, en intégrant l’individu dans une corporation et en lui ouvrant l’accès au marché du travail, rétablit l’égalité des chances et renforce la cohésion sociale.
Un impératif de conscience nationale
Il est temps que les acteurs publics et privés reconnaissent que l’insécurité n’est pas seulement une question de sécurité publique, mais un obstacle systémique au développement. La voie de l’orientation professionnelle, en dotant la jeunesse des zones vulnérables de compétences et de perspectives, constitue une réponse structurelle et durable. Elle ne se limite pas à prévenir le crime : elle participe à la construction d’une société plus inclusive, résiliente et équitable.
Tervilien HONORA, Normalien Supérieur – Journaliste
L’insécurité, devenue chronique en Haïti, constitue une entrave majeure au développement national. Selon l’UNICEF, plus de 500,000 enfants et jeunes ont vu leur scolarité interrompue en 2024 en raison des violences armées, tandis que le chômage des jeunes dépasse 30%, un taux des plus élevés de la Caraïbe. Face à ce constat, la réponse répressive adoptée par les décideurs s’avère insuffisante, voire aggravante. Il est donc urgent de repenser l’approche : l’orientation professionnelle apparait comme une stratégie de prévention et de transformation sociale.
Prévenir l’insécurité
Un jeune orienté vers une profession conforme à ses aptitudes et aspirations est, sauf exception, prémuni contre l’attrait des activités criminelles. La Banque mondiale souligne que près de 60% des jeunes haïtiens identifient l’absence d’opportunités économiques comme facteur principal de vulnérabilités aux violences. Offrir une formation et un métier, c’est fournir une alternative crédible aux logiques de survie par l’intégration des gangs.
Prévenir la précarité et l’exclusion
La professionnalisation constitue également une barrière contre la précarité. Pour satisfaire ses besoins vitaux, le jeune doit accéder à un revenu digne, conditionné par l’emploi et donc par la qualification. L’organisation internationale du travail (OIT) estime que plus de 80,000 jeunes haïtiens arrivent chaque année sur le marché du travail sans compétences adaptées, ce qui les expose à l’exclusion sociale. La formation professionnelle, en intégrant l’individu dans une corporation et en lui ouvrant l’accès au marché du travail, rétablit l’égalité des chances et renforce la cohésion sociale.
Un impératif de conscience nationale
Il est temps que les acteurs publics et privés reconnaissent que l’insécurité n’est pas seulement une question de sécurité publique, mais un obstacle systémique au développement. La voie de l’orientation professionnelle, en dotant la jeunesse des zones vulnérables de compétences et de perspectives, constitue une réponse structurelle et durable. Elle ne se limite pas à prévenir le crime : elle participe à la construction d’une société plus inclusive, résiliente et équitable.
Tervilien HONORA, Normalien Supérieur – Journaliste
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